Je possède plus de choses que ce que je suis capable de gérer.
Je suis une économe notoire. Ou une gratteuse avérée. Tout dépend de la manière de le voir. Depuis toujours, avant d’acheter quelque chose, je me demande si j’en ai réellement besoin. Depuis longtemps, je fais la guerre aux “cossins inutiles”. Depuis quelques années, je n’achète plus grand chose, estimant que j’ai tout et que je ne manque de rien, ou presque.
Mais… malgré tout ça…
J’ai trop de choses.
Trop de choses que je garde et dont je ne me servirai plus jamais. Mes livres d’université. Les classiques de la littérature que j’ai achetés d’occasion au cégep. Un vieux manteau d’hiver. Un demi-tiroir entier de t-shirts “de peinture”. La lampe de mon ancienne chambre à coucher. Une perceuse 6 volts (pour des travaux “de fille”
) Une chaise haute. Une balançoire de bébé. Des magazines, des magazines, des magazines.
Et ce n’est rien, si je me compare à beaucoup d’autres personnes.
Mais… j’ai trop de choses. J’ai plus de choses que ce que je suis capable de gérer. J’ai trop de choses que je garde au cas où, trop de choses dont j’hésite à me départir parce que je refuse de faire le petit deuil, le petit saut dans le vide, le petit lâcher-prise de tous les sentiments que j’ai investis dans ces petits objets.
En fait, non, c’est faux. J’ai commencé une vaste opération “délestage”.
Mon (pas si) nouveau slogan: LESS IS MORE.
Je crois que cela ressemble un peu à ce qu’on dit dans l’ouvrage “L’art de la simplicité”, de Dominique Loreau (livre que je N’ACHÈTERAI PAS, mais que j’emprunterai à la bibliothèque.) Marie-Julie Parent en parle ici.
Alors j’ai dit:
- Adieu, les vieilles épices en poudre dans le garde-manger
- Adieu, la semoule de maïs et la farine de pois chiches (la prochaine fois que j’en achèterai, ce sera pour une recette précise avec une quantité définie)
- Adieu, les vêtements que je n’ai pas portés une seule fois depuis deux ans
- Adieu, mes livres d’université (du moins ceux dont la librairie l’Échange a voulus. 80$, ça se prend bien)
- Adieu les vieilles déclarations d’impôt de 2003 et les vieilles factures de 2006
- Adieu, les jouets de bébé reçus dans des boîtes. Je trie sur le volet ceux que je veux garder et le reste, ouste. Désolée p’pa, je sais que tu aimes les ventes de garage autant que ta petite-fille (ou peut-être plus? ;-P ) mais trop, c’est trop.
- Adieu, les vêtements de bébé trop petits, qu’on m’a donnés et que je n’ai pas trouvés pratiques. Ou juste laids.
- Adieu, la plupart de mes CD. J’en ai une caisse pleine et j’écoute les 5 mêmes qui sont dans le “CD changer” du salon. Le reste est sur mon baladeur numérique.
- Adieu, mes DVD. Dans une ancienne vie, j’écoutais la télé. Maintenant, je lui préfère l’ordinateur. Ou le sommeil.
Je n’aurais pas assez d’une vie entière pour relire tout ce que j’ai de livres, réécouter toute la musique, revoir tous les films, reporter tous les vêtements. J’exagère, mais vous voyez ce que je veux dire? Il me reste à dire adieu aux magazines. Ou à faire du clipping. Mais mon petit coeur se serre à l’idée de triturer un numéro de Noël de Ricardo, avec la reliure et tout…
Bon. À partir de maintenant, (parce que maintenant, je suis en congé de maternité et j’ai le temps de m’en occuper), je veux faire la distinction dans ma vie entre ce qui est fugitif et ce qui est permanent et entre la quantité et la qualité.
Délester, ça fait de la place pour ce qu’on aime vraiment. Je ferai un autre billet là-dessus.